Un psychanalyste dans le 14e arrondissement de Paris

Je m’appelle Pascal Pomès. Je suis psychanalyste et psychodramatiste à Paris, dans le 14e arrondissement, à proximité immédiate de la Porte d’Orléans. Je reçois dans mon cabinet, situé au 6 rue Lacaze, des adultes, des adolescents et des enfants qui traversent une période difficile, une forme de souffrance psychique, ou qui ressentent le besoin d’engager un travail sur eux-mêmes. Mon travail s’inscrit dans la tradition analytique freudienne et lacanienne, enrichie par une pratique clinique de plus de vingt ans en institution — CMPP de Ville d’Avray, hôpital Pitié-Salpêtrière, Maison des Adolescents du 92 — et par une formation spécifique au psychodrame psychanalytique individuel.

Pour prendre rendez-vous : par téléphone au 01 45 40 78 05 ou 06 80 18 03 12, ou en ligne via Consulib.

Qu’est-ce qu’un psychanalyste ?

Un psychanalyste est un praticien qui accompagne une personne dans un travail de parole fondé sur la méthode inventée par Sigmund Freud à la fin du XIXe siècle, et approfondie ensuite par plusieurs générations de cliniciens — dont Jacques Lacan en France. Ce travail repose sur l’idée que notre vie psychique est en grande partie inconsciente : nous sommes traversés par des désirs, des conflits, des répétitions dont nous ignorons la source, et qui se manifestent à notre insu dans nos symptômes, nos rêves, nos lapsus ou nos actes manqués.

La psychanalyse n’est ni un conseil, ni une technique de résolution rapide. C’est un travail dans la durée, qui s’appuie sur la parole libre du patient et sur l’écoute attentive de l’analyste. Il s’agit de permettre à ce qui était jusque-là indicible de se dire, et à ce qui se répétait d’une manière douloureuse de se transformer.

Psychanalyste, psychologue, psychiatre, psychothérapeute : quelles différences ?

Ces quatre métiers se confondent souvent dans l’esprit du grand public, mais ils recouvrent des réalités distinctes :

  • Le psychiatre est un médecin spécialisé dans les troubles psychiques. Il peut prescrire des médicaments et son titre est protégé.
  • Le psychologue est titulaire d’un diplôme universitaire de psychologie (Master minimum). Il ne prescrit pas de médicaments. Son titre est également protégé.
  • Le psychothérapeute désigne, depuis 2010 en France, un titre protégé nécessitant une formation spécifique enregistrée auprès de l’ARS.
  • Le psychanalyste est un praticien qui a suivi une formation psychanalytique rigoureuse — théorique, clinique, et incluant une analyse personnelle approfondie. Son titre n’est pas protégé par l’État : il relève de l’appartenance à des institutions reconnues, comme Espace Analytique, dont je suis analyste praticien.

Un même professionnel peut cumuler plusieurs de ces titres. Ce qui compte, au-delà des intitulés, c’est la formation reçue, l’expérience clinique accumulée, et la rigueur du cadre proposé.

La psychanalyse freudienne et lacanienne : les grands principes

La psychanalyse repose sur quelques principes fondamentaux qui la distinguent des autres approches thérapeutiques.

L’inconscient

Freud a posé l’hypothèse que l’essentiel de notre vie psychique échappe à notre conscience. Nos choix, nos symptômes, nos rêves, nos actes manqués sont traversés par une logique qui n’est pas celle de la raison consciente. Le travail analytique consiste précisément à donner une place à cet inconscient — non pour le « maîtriser », mais pour permettre au sujet de se situer autrement à son égard.

L’association libre

Pendant la séance, le patient est invité à dire ce qui lui vient à l’esprit, sans filtre, sans chercher à être cohérent. Cette règle — dite de l’association libre — est au cœur de la méthode. C’est elle qui permet à ce qui se tenait en retrait de se faire entendre.

Le transfert

Au fil du travail analytique, le patient investit affectivement la relation avec l’analyste. Ce phénomène, appelé transfert, n’est pas un obstacle : c’est au contraire l’un des ressorts essentiels de la cure. Il permet de mettre en jeu, dans un cadre contenu, ce qui se rejoue de plus intime dans la vie du sujet.

L’apport de Jacques Lacan

Lacan, lecteur exigeant de Freud, a profondément renouvelé la psychanalyse en introduisant notamment l’idée que « l’inconscient est structuré comme un langage ». Sa clinique met au centre la fonction de la parole, l’importance du désir, et le rôle structurant du langage dans la constitution du sujet. Mon travail s’inscrit dans cette filiation, tout en restant ouvert à la diversité des parcours et des demandes.

Pour qui ? Quand consulter un psychanalyste ?

Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour entamer un travail analytique. Les raisons qui amènent à consulter sont multiples et toujours singulières. Parmi les motifs les plus fréquents rencontrés dans ma pratique :

  • Angoisse, anxiété, crises de panique — lorsqu’un malaise diffus envahit le quotidien et limite la liberté d’agir.
  • États dépressifs — fatigue persistante, perte d’élan, sentiment d’inutilité, difficulté à se projeter.
  • Deuil et séparations — perte d’un proche, rupture, transition de vie difficile à traverser seul.
  • Traumatismes — événements du passé, récents ou anciens, qui continuent à faire effraction dans le présent.
  • Difficultés relationnelles — problèmes de couple, conflits familiaux, isolement, sentiment de toujours se retrouver dans les mêmes impasses.
  • Burn-out, épuisement professionnel ou parental — quand le sens du travail ou du rôle parental se dérobe.
  • Questionnements identitaires — questions de genre, d’orientation, moments de doute ou de transformation intime.
  • Troubles du comportement alimentaire, addictions, conduites à risque.
  • Symptômes psychosomatiques — douleurs, troubles du sommeil, troubles sexuels, manifestations physiques inexpliquées.

On peut aussi consulter sans « raison » particulière : par désir de se connaître, de comprendre pourquoi l’on répète certains scénarios, de donner une cohérence à son histoire. La psychanalyse n’est pas réservée à la souffrance aiguë.

Comment se déroule une séance de psychanalyse ?

Les premières rencontres

La première séance est un entretien préliminaire. Elle permet de faire connaissance, d’entendre votre demande, de comprendre le contexte dans lequel elle se formule. Elle n’engage à rien et peut déboucher sur plusieurs entretiens préliminaires avant que la décision d’entamer une psychanalyse — ou une autre forme de travail — soit prise, ensemble.

Le cadre

Une fois ce travail engagé, nous définissons ensemble un cadre : la fréquence des séances (une à deux fois par semaine le plus souvent), leur durée, les modalités pratiques, le tarif. Ce cadre est le socle qui permet au travail de se dérouler dans la confiance.

Le divan ou le face-à-face ?

Contrairement à une idée reçue, le divan n’est pas une obligation. Certains patients préfèrent le face-à-face, en particulier dans les premiers temps. La question du passage au divan, quand elle se pose, se traite dans le travail lui-même.

La durée

Une psychanalyse s’inscrit dans la durée — plusieurs années, le plus souvent. Ce n’est ni un défaut ni une fatalité : c’est le temps nécessaire pour qu’un travail de fond puisse opérer. Cela dit, certaines personnes viennent pour un travail plus ciblé, sous forme de psychothérapie psychanalytique — approche plus courte, avec des objectifs mieux définis.

Ma formation et mon approche

Je suis diplômé universitaire en psychanalyse de l’Université Paris 7 Diderot, et analyste praticien à Espace Analytique, institution psychanalytique fondée dans la filiation d’Octave et Maud Mannoni. J’ai également été formé au psychodrame psychanalytique individuel auprès du Dr Tourrès-Landmann et du Dr Raoul Le Moigne, et à la psychothérapie au sein du D.U. Méthodologie et pratique des psychothérapies et sociothérapies (Paris V — CHU Necker, Pr Quentin Debray).

Mon expérience clinique s’est construite dans plusieurs institutions hospitalières et médico-sociales : CMPP de Ville d’Avray, hôpital Pitié-Salpêtrière, service de réanimation infectieuse de l’hôpital Bichat, service de médecine gériatrique de l’hôpital Fernand Widal. Je suis également administrateur et trésorier de la Maison des Adolescents du 92 (MDA92).

Cette double ancrage — institutionnel et libéral — nourrit ma pratique au quotidien. Mon expérience hospitalière me conduit également à animer des groupes d’analyse de pratique à destination des équipes soignantes et paramédicales : aides-soignants, auxiliaires de vie, infirmiers et infirmières. Ces groupes offrent un espace de réflexion sur les situations cliniques rencontrées au quotidien et sur ce qu’elles mobilisent chez les soignants eux-mêmes.

J’interviens régulièrement lors de séminaires, colloques et groupes de travail, en France et à l’étranger (notamment au Liban, pour le Colloque Psychanalytique Régional Méditerranée). Les thèmes qui traversent ma clinique et ma réflexion : l’adolescence, les questions de genre et d’identité, le travail avec les publics LGBTQIA+, et le psychodrame comme modalité d’accès à la parole pour ceux qui peinent à parler seuls.

Le cabinet à Paris 14

Mon cabinet se situe au 6 rue Lacaze, dans le 14e arrondissement de Paris, à proximité immédiate de la Porte d’Orléans. Quelques repères pratiques :

  • Métro Porte d’Orléans (ligne 4) — la plus proche du cabinet.
  • Métro Alésia (ligne 4) — accessible également.
  • Bus : lignes 28, 38, 68 à proximité.
  • Quartier calme, proche du parc Montsouris et de la rue Daguerre.

Les consultations ont lieu uniquement sur rendez-vous, du lundi au vendredi, ainsi qu’un samedi sur deux. Le tarif de la séance ainsi que le fonctionnement du cadre sont définis ensemble lors du premier rendez-vous.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme d’État pour être psychanalyste ?

Le titre de psychanalyste n’est pas protégé par l’État en France. La reconnaissance d’un psychanalyste passe par son appartenance à une institution psychanalytique sérieuse (comme Espace Analytique), par sa formation, par le fait qu’il ait lui-même fait une analyse personnelle approfondie, et par le fait d’être suivi par un superviseur — conditions non négociables pour exercer avec éthique.

Combien coûte une séance de psychanalyse à Paris ?

Les tarifs varient selon les praticiens. Dans mon cabinet, le tarif de la séance est défini lors du premier rendez-vous, en fonction de la situation de chacun. Les séances ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie.

La psychanalyse est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?

Non, les consultations chez un psychanalyste en libéral ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles proposent une prise en charge partielle — il est utile de se renseigner auprès de la vôtre.

Combien de temps dure une psychanalyse ?

Une psychanalyse s’inscrit dans la durée, généralement plusieurs années. Mais tout travail n’est pas une psychanalyse au sens strict : certaines personnes viennent pour un accompagnement plus court, en psychothérapie psychanalytique. La durée se définit au fil du travail, pas à l’avance.

Faut-il s’allonger sur le divan dès la première séance ?

Non. Les premières séances se déroulent en face-à-face. Le passage au divan, quand il s’opère, est une étape qui se travaille dans la cure elle-même.

Peut-on consulter un psychanalyste pour son enfant ou son adolescent ?

Oui. Je reçois des enfants à partir de 10 ans et des adolescents. Pour les enfants plus jeunes ou les adolescents, le psychodrame psychanalytique individuel offre une modalité de travail particulièrement adaptée, car il permet d’accéder à la parole par le jeu et la mise en scène.

Je propose également des séances de guidance parentale. Une guidance parentale est un accompagnement qui vise à comprendre les dynamiques inconscientes à l’œuvre dans la relation parent-enfant, afin de dénouer les conflits, les répétitions de schémas dysfonctionnels, et de restaurer une communication et une autorité parentale plus sereines et adaptées.

Quelle est la différence entre psychanalyse freudienne et lacanienne ?

Les deux approches partagent le socle freudien (inconscient, association libre, transfert). La psychanalyse d’orientation lacanienne, à laquelle j’appartiens, met un accent particulier sur la fonction de la parole, sur le rôle du langage dans la structuration du sujet, et sur la logique du désir. Dans la pratique, la différence se joue davantage dans la manière d’écouter et d’interpréter que dans le cadre extérieur.

Comment se déroule la toute première séance ?

La première rencontre est un entretien libre. Vous venez comme vous êtes, avec ce qui vous amène. Je vous écoute, nous échangeons sur votre demande, et nous regardons ensemble si un travail peut s’engager. Cette première séance n’engage à rien.

Puis-je consulter même si je n’ai pas de « gros problème » ?

Oui. Beaucoup de personnes viennent pour mieux se connaître, pour comprendre pourquoi elles reproduisent certains scénarios, ou pour traverser un moment de transition. La psychanalyse n’est pas réservée aux situations de crise.

Proposez-vous des consultations en visio ?

Le cadre analytique privilégie la rencontre en présence. Pour certains suivis particuliers, ou pour des supervisions professionnelles, des consultations à distance peuvent être envisagées — à discuter lors du premier rendez-vous.

Prendre rendez-vous

Si vous souhaitez engager un travail, ou simplement me rencontrer pour un premier entretien, plusieurs possibilités :

Cabinet situé au 6 rue Lacaze, 75014 Paris. Métro Porte d’Orléans (ligne 4).